dans le Fabulus à Bondy avec les Alchimistes

6 février 2017

Aujourd’hui, nous sommes à Bondy dans le Fabulus des Alchimites. Elise raconte…

« Bonjour Elise, l’atelier de demain est peut être annulée ! Je t’écris à 9h pour te dire ». Depuis quelques jours, la France est sous la neige. C’est le chaos en Île-de-France. Des routes ferment, des piétons glissent  et les parisiens grelottent.

A 9h, SMS d’Antoine : « C’est bon, l’atelier est maintenu, à toute à toute suite! ». Je saute dans le RER E, le trafic est perturbé. J’arrive en retard à la gare de Bondy. Sur la triste place betonnée, mais sublimée par la neige, le bus jaune et blanc des Alchimistes : le Fabulus. C’est là que se tient l’atelier.

Le bus ouvert à tous est l’espace mobile des Alchimistes, spécialistes en entrepreneuriat social et innovations pédagogiques. Il vise à soutenir les volontés entreprenariales en donnant accès aux ressources, outils et formations nécessaires. A l’intérieur, il est aménagé en bois clair, avec des tables, des ordinateurs, de petits cousins, et un large écran interactif qui projete une vidéo de feu de cheminée. C’est psychologique, mais en plus du chauffage, cela réchauffe.

Pour cet atelier, nous sommes en petit comité. La neige a bloqué certains participants chez eux. Je fais la connaissance de Jack, Ralida, Zahra et Théo. Antoine qui facilite l’atelier, installe le matériel. Charles, le directeur des Alchimistes, est aussi présent.

Pour se rencontrer, chacun partage son premier souvenir de radio. On parle de ce que nous écoutions dans la voiture sur le trajet de l’école, puis des émissions qu’on écoutait adolescent, sous nos draps, le soir en cachette des parents.

« Comment peut-on débuter une émission radio ? » nous demande Antoine. Les micros commencent à chauffer. Nous donnons un titre à notre émission : « Fabulus, la radio des fabuleux ! » . Nous faisons les premiers essais. A tour de rôle, Jack, Ralida et Zahra prennent la place de présentateur radio, et nous interrogent nous, les « invités du plateau ». Ces premiers tests permettent à Jack et Théo de se découvrir une passion commune, la photographie et à Ralida de partager son projet de food truck. Nous ré-écoutons nos premiers essais puis décidons ensemble les thématiques que nous allons évoquer. Ce sera, la neige bien sûr, l’entreprenariat, la cuisine du monde, la danse, le voyage, les rêves de vie, l’actualité politique française….

Avant de débuter notre propre émission, nous réalisons un micro-trottoir. « Quel est votre rêve ? » est la question que nous choisissons de poser aux passants dans la rue, dans la gare, ou à l’entrée des magasins, enregistreurs à la main et casques aux oreilles.

L’expérience est agréable, nous sommes confrontés à quelques refus, mais de jolis échanges émergent. Nous choisissons de garder pour notre émission le témoignage recueillit devant la pharmacie, d’un Monsieur qui rêve de se marier après trente ans de vie commune. De retour dans le bus, nous nous entendons sur notre générique et c’est partie ! Nous sommes sur les ondes.

L’émission débute avec comme thématiques : nos passions. Jack nous parle du théâtre et joue pour nous un extrait de son spectacle « Pourquoi ».

Ralida nous parle de cuisine du monde et nous livre sa recette de l’émincé de poulet à la crème et aux champignons. Pour ma part, je danse pour les invités qui décrivent à la radio ce qu’ils voient.


Puis, vient le moment des « Coups de gueule ! », cette thématique est riche, nous évoquons, l’obsolescence programmée chez Apple, les nouvelles ordonnances du Président Macron, la galère pour trouver des places disponibles pour les food trucks et le développement des supermarchés dans les petites villes et en campagne au détriment des commerçants des centres-villes.

Nous concluons notre programme avec nos rêves de vie. Pour beaucoup, ils sont liés aux passions. En filigrane se pose donc parfois la question : Comment vivre de sa passion ?

L’émission se termine avec de l’espoir et quelques questions ouvertes. Après 1 heure d’émission et presque 4 heures de rencontre, chacun repart de son coté à ses projets, heureux de l’expérience.

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